mardi 1 février 2011

some people may say that I talk too much.

______Bonjour mes petits internautes-qui-ne-doivent-pas-être-très-nombreux!
J'ai reçu des infos concernant mon week-end d'orientation WEP, qui devait avoir lieu les 2 & 3 avril, mais avec la chance que je me tape, je suis en voyage de réthos (Italie, Italie, Italie!), on l'a décalé au 30 avril & 1 mai, et rebelote, manque de bol, ce sera le week end des 18 ans de Salomé (oulalala, shame on me, je ne serais pas là pour ses 18 ans!, ça me rends déjà triste de pas pouvoir te crier BON ANNIVERSAIRE ..). Je ne sais même pas si j'ai hâte d'y être, je ne sais même pas si j'ai hâte d'avoir ma famille. Je parcours beaucoup de blogs, et la plupart sont vraiment impatient de savoir leur famille, leur Etat... Je ne vais pas dire que je m'en fous, mais la première chose que je fais en rentrant, ce n'est pas sauter dans la boîte aux lettres (de toute façon, j'en ai pas les clés), ni d'aller regarder mes mails pour voir si WEP ne m'en a pas envoyé un! J'ai l'impression d'être en dehors de toute cette euphorie pré-USA, et je me demande vraiment si je suis anormale: après tout, je vais quand même passer UN AN aux pays des Starbucks, de NY, de la Californie, du paysage de toutes ces séries dont nous bombarde la télé, bref, passer un an dans un pays mythique quoi. Non, en fait, j'appréhende plutôt: je préfère ne rien m'imaginer et en même temps tout m'imaginer, et puis, je verrai bien en temps voulu ce qui me tombera sur la tête (genre l'Alaska...).

______Plus les jours passent, plus je me dis que cette année impose pas mal de contraintes. Bien évidemment, ces contraintes pourraient vous paraître "égoïstes", ou "déplacées", mais j'ai quand même envie d'en faire part, parce que tout de même, cela me turlupine, cela me rend triste, cela me rend sceptique, bref, je doute et je pense que ça fait partie de l'expérience. Tout d'abord, voilà, le coût financier étant ce qu'il est, je ne peux pas partir en vacances avec mes meilleures amies. Oui, effectivement, cela peut paraître vraiment plus qu'égoïste, plus que réaction de petite fille gâtée, il n'empêche que je suis hyper triste et hyper déçue de ne pas être de la partie. Ce voyage, c'était comme une évidence pour moi, j'allais pouvoir y aller, ce sera le dernier souvenir de 6 années au collège, de 6 années de bonheur, de peines, d'aventures en tout genre, de souvenirs... Et puis là, non, je ne pars pas. Je me suis résolue à ne pas y aller, mais même, au fond de moi, quand je vois ces préparations, ces réservations de billets d'avion, j'ai une boule au ventre et je me dis que ca aurait été des putains de vacances... Mais bon, je ne pars pas, je me résous à cette idée, j'ai toute la vie pour voyager et l'éclater entre copines, mais même, cette histoire me reste un peu en travers de la gorge, comme un énorme gâteau au chocolat qu'on m'aurait refusé net alors que j'en avais très, très, très envie. J'ai peur aussi qu'on m'oublie. C'est bête, hein, cette pensée, mais c'est vrai, j'ai une famille merveilleuse, des amis merveilleux, je fais quoi si je reviens en Belgique et que plus personne ne m'aime?... Bon là je dramatise légèrement tout, mais je me dis que un an loin de Bruxelles, ça va forcément laisser des séquelles, certaines choses ne seront plus ce qu'elles étaient, puis les gens changent tellement! Quoiqu'il en soit, en ce moment précis, je sais que moi je veux garder ces amitiés, ces contacts avec toutes ces personnes chères à mon coeur, c'est pourquoi j'écris tout ce que je ressens maintenant. Je veux me rappeler que ces liens sont les choses qui comptent le plus à mes yeux et que je ne veux pas perdre tout cela à cause de la distance ou parce que je m'amuse trop. Bref, soyez-en certains: la p'tite Khanh Ha, elle va pas vous oublier de si tôt , skype, hotmail, facebook: tous les moyens sont bons pour rester Belge jusqu'au bout! J'ai peur de me tromper sur cette année aussi, mais je pense que c'est normal. Je crois que j'aurais choisi mes études pour l'an prochain, j'aurais également douté! D'ailleurs, je doute énormément sur mon futur ces temps-ci: je me demande vraiment ce que je vais faire de ma vie. J'essaie de voir quels domaines me plaisent, ce que je pourrais faire comme métier, ce que j'aime faire, ce pour quoi je suis douée, et je me rends compte que la vie ce n'est vraiment pas évident de devenir adulte, je voudrais que cette réthos ne s'arrête jamais, que l'insouciance fasse partie à tout jamais de mon vocabulaire... Bon, OK, je sais que j'exagère trop là. Mais c'est vrai, ça me fait peur ce monde d'adultes, déjà avec mes soucis d'adolescente, je touvais ça pas évident du tout, mais en plus là, je me demande ce que ça va donner. En même temps de penser que cette année est peut-être une erreur, je me dis qu'elle va énormément m'apporter en maturité. parce que n'ayons pas peur des mots, je suis une gamine pourrie gâtée, même si je ne m'en rends qu'à quelques rares moments de lucidités (celui-ci en est un, hiphiphourra), et il faut que j'apprenne à être autonome, à être responsable et à ne dépendre que de moi-même. Que de bonnes résolutions à prendre, n'est-ce pas? Je vais tâcher de les prendre tout de suite, même si c'est vraiment dur, j'essaie, mais je suis trop empêtrée dans mon confort quotidien, trop habituée à mon p'tit métro-boulot-dodo d'étudiante. Cette année aux USA, ça va être une gifle, une claque pour me réveiller de toute cette torpeur, et j'espère, qui me permettra de prendre ma vie en main et , à défaut de savoir où je vais vraiment, au moins de me permettre de faire les bons choix.

______Et là j'écris, j'écris, j'écris et je me rends compte que j'ai à nouveau écrit une tartine de malade, avec des pensées philosophiques qui n'intéressent vraiment personne et qui ne regardent que moi au fond. Mais j'avais besoin d'écrire tout ça, pour pouvoir faire un bilan à la fin, de savoir exactement d'où je suis partie, et pour voir où je serais arrivée au bout du compte. De toute façon, je m'en fous que les gens trouvent ça débile d'écrire à genre 7 mois de son départ (n'est-ce pas Julien...!? haha), j'aime écrire pour le plaisir de raconter ma vie, j'aime écrire pour me souvenir de ce que je vis et comme le dit un certain proverbe latin, "les paroles s'envolent et les écrits restent", cqfd quoi. En parlant de souvenir, je suis partie en retraite la semaine passée, et ce fut juste 3 jours magnifiques, où j'ai beaucoup appris sur les autres, mais aussi sur moi-même, y'a pas à dire, une très belle expérience humaine. Bon ce passage était totalement hors-sujet, mais j'avais envie de laisser une petite trace de Mozet sur ce blog, alors je vais finir cet article par une petite vidéo ^^

Au plaisir, chers lecteurs :-)









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vendredi 21 janvier 2011

des papiers, des papiers, encore des papiers

___Je n'ai rien à faire de très passionant en ce vendredi soir. Alors bon, comme je vais quand même écrire ma vie pendant un an, autant commencer tout de suite, non? Surtout que pour l'instant, faut dire que mon blog n'est pas très très connu... Pas que j'espère qu'il le soit un jour, non, j'ai pas cette prétention, mais je donnerai quand même ce lien aux gens pour les assurer que je suis toujours en vie (même s'il y en a qui préfèrerait me voir morte, mais bon, tant pis pour eux). En bref, j'voulais juste dire que si j'écris des conneries, personne ne les lira dans 6 ou 7 mois (à part les fous et ceux à qui je manque trop, ou les deux). Donc voilà, j'ai du temps à perdre, alors autant le perdre à bon escient. Je vais vous raconter comment j'en suis arrivée à écrire ce blog, partie paperasse (qui retrace tout le chemin déjà parcouru, en fait). Parce que oui, avant de partir, il y a un tas de papiers à lire, à compléter et à signer.


______Première partie, les papiers à lire, ou comment convaincre ses parents de partir. Parce que partir un an, ça ne s'improvise pas, on a beau avoir une idée en tête, la concrétiser, c'est autre chose. Donc je commence par me renseigner, mais je n'avais quasi aucune connaissance des organisations, j'entendais parler de EF education, de WEP, de AFS mais sans beaucoup de détails. Je pense que ce qui a joué en la faveur de WEP, c'est que Anne-Sophie y soit partie, et que donc, c'était une assurance par rapport à mes parents. Donc, je me renseigne un peu plus sur cette organisation, sur les dates des Infodays et j'y amène mon papa. C'est fou ce que se retrouver autour d'une table, à discuter du choix de ma destination future rend les choses concrètes: j'allais peut-être vraiment partir! Mais une voix dans ma tête continuait de me dire que ce n'était qu'un rêve, enfin pas vraiment un rêve, mais une chose qui n'arrivera pas. Donc on rentre à la maison, plein de documents en main et moi, décidée à faire entendre raison. Quelques jours passent, je n'y pense pas vraiment, parce que j'étais quasi sûre que j'allais pas partir, ce n'était pas vraiment du pessimisme, mais me dire que j'allais partir semblait tellement flou, tellement irréalisable: au fond, de Manon, Odile, Coline, Mona, Gauthier, Antoine, Julien qui désiraient partir un an, qui avaient lancé l'idée comme ça, combien allaient vraiment partir? Et puis, un jour, mon père m'a demandé ce qu'on devait faire pour que je parte. J'avoue que je n'ai pas très bien réalisé sur le moment même, et en complétant ce formulaire d'inscription, en payant l'accompte , je me suis demandée dans quelle aventure je m'étais lancée. *à ce moment de mon histoire, je voudrais remercier très fort mon papa et ma maman qui m'ont permis de faire ce voyage, malgré les réticences de maman, malgré que je ne sois pas toujours la fille parfaite :-)*

______Seconde partie, les papiers à compléter et à signer, la partie où je passe mon entretien et où je me dois de remplir mon dossier (rendu très à temps humhum). Quelques jours après ce fameux "clic" de validation, je reçois mon dossier, ainsi qu'une date d'entretien pour mon interview. En parcourant de nombreux blog, je me suis rendue compte que beaucoup de gens stressaient pour cet interview (dont Julien hahaha!), alors que moi, pas du tout, je suis arrivée pour cette interview en mode peinard. Je savais quoi dire à toutes les questions qu'ils me posaient, et le test était juste ennuyant, mais pas trop dérangeant. Ce n'est que après que j'ai eu un petit stress, quand je me suis dit que cet test d'anglais était plutôt dur en fait, mais je pense surtout que je ne réalisais pas que j'allais réellement partir. Je n'ai même pas du attendre longtemps pour recevoir mon acceptation : samedi je passais mon interview et lundi je recevais la réponse! De ce point de vue-là, c'était assez cool. Puis ce fameux dossier. Oh zut, c'est là que je me rends compte que j'ai complètement oublié la chronologie dans toute mon histoire, mais bon, c'est pas grave, l'important c'est que vous sachiez que lorsque j'ai reçu la confirmation de ma participation à l'aventure, c'était en début de période d'examen, donc faut avouer que je n'ai pas eu trop le temps de penser à ce fameux dossier. Et puis pendant les vacances, il faut avouer que j'ai été d'une fainéantise, je n'avais rempli que quelques pages seulement (les pages de formalité, les trucs pas trop durs, où faut pas se casser la tête quoi), et je sais pas, j'avais toujours cette sensation que je n'allais pas partir (je sais, c'est bizarre comme sensation). Bref, l'état de mon dossier n'était pas bien loin. Il a fallu un premier avertissement de WEP pour que je me bouge et que je fasse la quasi totalité du dossier en quelques jours (alors que mon dossier traînait là depuis des semaines), puis le compléter parce qu'il me manquait un tas de choses, et finalement, le lundi 18 janvier, j'apprends que mon dossier a été e-n-v-o-y-é et qu'il me restait plus qu'à attendre une famille d'accueil.

______Troisième partie, la partie où je réalise que je vais partir pour un an. Oui, je réalise enfin ce que je vais faire: partir à l'autre bout du monde, toute seule, avec une valise de SEULEMENT 22kg, mon pauvre français et mes quelques bases d'anglais. C'est à ce moment-là que j'ai commencé mes péripéties virtuelles, à la recherche d'autres "moi", et j'en ai trouvé un tas. C'est bizarre de lire ce qui leur arrive, il y a les bons moments, les moments plus durs, trop durs parfois, et je me dis que ça fait quand même peur. Un tas de films se déroulent dans ma tête: et si jamais je m'amusais pas? et si jamais tous les Belges m'oublient? et si jamais j'aime pas ma famille? et si jamais je tombe en Alaska? et si jamais, et si jamais... On a beau se dire qu'on verra, que quoiqu'il en soit, ce sera cool, ces "si jamais" ne cessent de se répéter dans ta tête. Et en même temps, c'est plutôt dur d'en parler aux gens autour de toi, parce que tous me diront que j'ai de la chance de partir, et que je n'ai qu'à foncer. C'est vrai, mais il n'empêche que ces "si jamais" restent, et je pense que c'est normal! Donc en fait, ce blog il est un peu là pour ça, pour me parler à moi-même (la fille totalement schizo) et pour me souvenir de ce que je vis, parce que y'a beau avoir plein d'exchange-student chaque année, je pense que chaque histoire est unique à sa façon. Je terminerai par une petite citation (oh oui, ceux qui me connaissent savent que je raffole de ça, donc sûrement que dans ce blog, il y en aura une floppée!):

J'ai lu quelque part que tous les journaux intimes sont écrits par des filles comme il faut, les plus délurés ont autre chose à faire. Moi j'ai seulement envie de vivre une vie dont je me souviendrai même sans en laisser une trace écrite. (OTH)

ps: le wwoofing, c'est cool aussi!

mercredi 19 janvier 2011

un commencement

what makes my life so fucking fantastic*


_____Au début, c'est juste une simple idée. Et puis l'idée fait son chemin, elle prend plus de place et un jour, comme ça, sans très bien savoir pourquoi, on se retrouve à écrire un blog pour raconter son expérience. Parce que partir aux Etats-Unis pendant un an, c'est pas rien, et moi, je veux en garder une trace. Et puis, je sais par expérience que la plupart des futurs ES raffolent de ce genre de blog, parce qu'au fond, on est tous un peu curieux de savoir ce qui nous attend l'année prochaine. Ceci est votre fin, mais c'est mon début à moi, pour l'instant, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce qui m'attend, tout ce que je sais, c'est que je me dois de vivre le reste de cette rétho comme il se doit, pour emmener dans mes bagages, les plus beaux des souvenirs ! :-)